Médiatrice, ce fut un temps mon métier dans le secteur culturel. En passant dans le funéraire et dans les arts énergétiques chinois, ce terme est toujours aussi juste. Ce qui m’anime c’est de créer des espaces pour échanger, informer et pratiquer. Parfois, ces espaces, je les conçois et les propose à l’instar des accompagnements au deuil avec la pratique de Qigong. Parfois, ces demandes viennent de l’extérieur, de personnes et de structures. J’interviens alors dans une programmation sur un temps dédié ou sur du temps plus long. Ces interventions sont co-créées avec les structures et ajustées en fonction des besoins et attentes des publics.
Cafés Mortels
Organisatrice et animatrice de cafés mortels, Lucile invite des expert·es à parler du sujet de la mort sous différents angles et approches.






Lucile a organisé et animé son premier café mortel porté par la Coopérative funéraire de Rennes au bar du TnB, Théâtre national de Bretagne, sur l’art et la mort dans le spectacle vivant. Après ce premier, elle prend part au groupe investi dans les cafés mortels. Pendant trois ans, elle co-organise et co-anime des cafés mortels dans des bars rennais en invitant des expert·es sur une thématique reliée à la mort tels que la mort dans la bande-dessinée ou encore le design graphique dans la mort et dernièrement sur la mort et la précarité. Ces cafés mortels se poursuivent par un espace de parole aux publics présents. D’autres fois, c’est Lucile qui est invitée dans un café mortel comme à Brest et à Dinan pour parler du podcast.
Edulab
Dans le cadre du projet Corps et numérique, Lucile encadre et anime des séances avec pauses régénérantes pour des enfants et des adolescent·es investi·es sur des projets numériques.

L’Édulab Pasteur, service municipal de la Ville de Rennes, accueille tous les publics autour du numérique. Cette fois c’est en tant qu’enseignante de Qigong que Lucile intervient à plusieurs reprises auprès de différentes classes venues travailler un projet numérique sur de courtes sessions dans le but de proposer des pauses régénérantes. Sur l’année 2025-2026, Lucile a initié des temps de pratique en mouvement et de relaxation auprès de jeunes de l’IME de la Brétèque. Au fil des séances, nous avons croisé leur projet numérique avec la pratique de Qigong.
Bibliothèques
Lucile intervient pour parler du sujet de la mort, du chemin qui mène aux funérailles et de la place de l’art dans la mort et de la mort dans l’art.



Bonjour Lucile,
Je te remercie également pour cette très chouette rencontre. J’ai passé un très bon moment et appris beaucoup de choses, et je pense que ce plaisir était largement partagé par le public. Tout était parfait, c’était exactement ce que j’avais imaginé.
Merci encore pour ta présence, ta douceur et ta bonne humeur !
Laëtitia Dao Castellano
Responsable de la médiathèque
La Cédille – Médiathèque municipale de Breteil

Dans les bibliothèques, lieux gratuits, accessibles à tous, à la croisée du savoir, de la transmission et des rencontres, des équipes osent s’emparer du sujet de la mort. Ce dernier, présent dans les collections, nécessite aussi des temps d’échange.
Pour exemple, les médiathèques de Strasbourg ont organisé un temps fort de 10 jours sur la thématique de la mort. Lucile avec l’association La mort, tout un art ! est intervenue à deux reprises : dans une bibliothèque de quartier pour un atelier autour du deuil et de la pratique de Qigong pendant 2h puis le lendemain lors d’une table ronde pour parler de la place de l’art dans la mort et de la mort dans l’art.
En mai 2026, la médiathèque de Breteil en Ill-et-Vilaine a invité Lucile pour animer un temps d’échange avec les usagers autour de la mort et des funérailles. Autour d’une boisson chaude, un samedi matin, nous avons parlé du métier de conseiller et célébrant funéraire, déroulé le chemin vers les funérailles, les choix à faire, les possibles à envisager et le cadre légal. Nous avons terminé par une sélection thématique de livres jeunesse et adulte ainsi que de podcasts.
• Ecouter EP 09 – L’art d’aborder la mort dans la littérature jeunesse avec Blandine Jardin et Aurélien Bécue
• Ecouter EP 13 – L’art de sélectionner des bandes-dessinées sur la mort et le deuil avec Isabelle Apéré et Aurélien Bécue
Structures sociales
Différentes interventions sont possibles dans les secteurs du social et du culturel pour parler de la mort, du deuil, de l’art et de comment on accompagne.

photo : CSC Longs-Prés
Devant une quarantaine d’étudiant·es, à Askoria, école de travail social de Rennes, Lucile a présenté son parcours puis le podcast La mort, tout un art ! comme ressources possibles. Elle a ensuite expliqué le chemin à partir du décès jusqu’aux funérailles et comment les travailleurs sociaux pouvaient prendre leur place. La matinée s’est poursuivie par une pratique collective de Qigong et avec les étudiant·es, nous avons réfléchi à comment par le corps, par la discussion, nous pouvions apprivoiser nos émotions et nous outiller afin d’accompagner au mieux tout en préservant notre santé physique et mentale.
Le centre socio-culturel des Longs prés de Rennes a programmé tout un cycle sur plusieurs mois sur la thématique de la mort. Pour l’ouverture de ce cycle, Lucile a été invitée pour présenter la programmation devant une salle remplie de personnes fréquentant ce centre enjouées ou frileuses à l’idée d’accueillir ce sujet dans leurs murs. Telle une cérémonie d’ouverture, Lucile a intégré une partie des artistes pour présenter leur proposition, une chorale a chanté et un espace d’échange a été créé.
Festivals

photo : Benoît Meudec
Court Métrange 2026
La 22e édition de Court Métrange, festival international de court-métrage étrange, fantastique et insolite a choisi cette thématique La mort, nous va si bien. C’est assez naturellement que La mort, tout un art est venu d’abord pour enregistrer un épisode (mettre lien épisode) avec deux des programmateur·rices puis l’association La mort, tout un art ! est devenue partenaire et enfin Lucile a été invitée à être membre du jury pour la compétition internationale.

photo : LMTUA
Festival de la Mort 2024
Les Brodeuses de sons ont commencé par une collecte de la parole des vivant·es autour de la mort dans une caravane sonore. Yasmine Abi Saab (association Zéro de conduite) et Lucile Milliard (association La mort, tout un art !) sont allées dans l’espace public, avec leur caravane, pour enregistrer les récits des vivant·es. Elles ont questionné et écouté les
liens que les personnes entretiennent avec leurs défunt·es. De ces espaces intimes, elles ont extrait des histoires. C’est ce qui a été donné à entendre à d’autres vivant.es lors du festival de la mort à Rennes, en septembre 2024. De gardiennes de récits, elles sont devenues des passeuses. Pour que ces liens vibrent, pour qu’ils se poursuivent et que d’autres puissent exister.


